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    La Commune Rurale AL OUIDANE

    Commune Rurale Cherche Le Mieux

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Réalisations

La commune Al Ouidane a pu intervenir au cours de son mandat dans différents domaines et secteurs vitaux à fin de donner de l’élan à leur rentabilité, grâce à un plan de développement global et soutenu. Ses interventions lui ont permis la réalisation de projets ambitieux visant à promouvoir un développement de type local, adapté aux moyens disponibles dans la région.


L’agriculture constitue l’essentiel de l’activité économique que compte la commune Al Ouidane. Elle se place en tête des priorités de la population locale qui se constitue en grande partie d’agriculteurs. Les conditions climatiques favorables, la fertilité du sol et surtout l’abondance des eaux souterraines d’une part, et l’existence de facteurs liés à l’espace et à la main d’œuvre d’une autre part, ont tous été des élément incitatifs qui ont encouragé la commune d’aller de l’avant dans sa politique d’ investissement dans le développement de la région. A cet égard, la commune a conclu des accords et a établis des partenariats notamment avec le secteur urbain de la préfecture de Marrakech. Ces accords ont pu faciliter aux agriculteurs les démarches à suivre pour bénéficier du programme marocain du plan vert, en particulier ce qui concerne l’irrigation, car toute l’activité agricole dépend de l’irrigation, ce qui a emmené la commune à créer des coopératives agricoles dont la raison d’être est de gérer le système d’irrigation entre agriculteurs. Les terres irriguées s’étendent sur une superficie estimée à 5979 ha alors qu’elle ne dépassait pas, il ya une dizaine d’années, les 5500 ha, selon le rapport d’appui du plan d’aménagement, ce qui porte le taux d’agriculteurs dépendant entièrement des eaux souterraine à 60%.

La nappe phréatique du territoire de la commune est alimentée par les réserves hydriques de l’Atlas. Ces réserves sont satisfaisantes lorsque la quantité des précipitations sont bonne, grâce à la perméabilité du sol et le passage des Oueds par la partie est et nord de la localité. La commune Al Ouidane reste parmi les régions les plus riches en ressources hydriques non profondes. Elles constituent l’une des principales ressources qui alimente la population locale en eau potable et qui satisfait ses besoins en irrigation en période de sécheresse.

Parmi les programmes que la commune a adoptés pour valoriser le secteur agricole, on peut citer le projet intégré connu sous le nom « zone d’irrigation S7 » et qui a été réalisé en 2001 dans le cadre du programme national d’irrigation, et soutenu par une aide de « la banque européenne pour développement ». Ce projet tablait sur l’irrigation par les eaux souterraines de 1005 ha, et allait de pair avec une autre opération visant à acheminer les eaux superficielles d’El Haouz central à la zone concernée. Un travail pharamineux qui s’ajoute déjà aux réalisations faites au niveau du réseau routier et électrique, en plus du forage de quatre puits pour l’irrigation de terres agricoles concédées à quatre coopératives locales.

Le programme tend à reformer le secteur agricole par la distribution de terres sous contrat entre l’état et les agriculteurs intéressés. Cela nous ramène à l’expérience de 1960, l’époque où l’état avait concédé des terres à 400 familles au niveau de la préfecture de Marrakech. Cette initiative a touché les populations de la coopérative de l’est de la commune dont la superficie dépasse les 117 ha.

L’immensité de la superficie du territoire de la commune Al Ouidane qui atteint 150 km2 a encouragé une urbanisation rapide et une croissance démographique galopante. Pour répondre aux demandes croissantes de la population en matière d’autorisation de construction, la commune a vu nécessaire de rendre les services administratifs plus flexible, d’autant plus que la région connait ces jours-ci une forte extension en matière des investissement internes et externes notamment au niveau des projets touristiques qui ont élu domicile à la zone périphérique de Marrakech.

La région a également connu en ces dernières années une hausse au niveau d’attraction des investissements et des capitaux qui ont été séduits par la situation géographique de la commune et ses potentialités naturelles, en plus de l’existence d’un réseau routier important, chose qui met en valeur l’importance de l’espace territorial à tous les niveaux.

Le nombre des projets touristiques a atteint 250 projets dont 90% sont en phase d’exploitation et le reste est en cours d’exécution. ces projets contribuent pratiquement au développement de la région et ont eu comme effets la stimulation des recettes de la commune.

On peut récapituler les mesures incitatives liées aux investissements dans le secteur touristique comme suit :
         - Bénéfice d’une stratégie sectorielle au niveau de Marrakech.
         - Disposition d’infrastructures adéquates.
         - La beauté de la nature et la pureté de l’air.
         - Disposition d’installations appropriées.

La commune d’Al Ouidadne contribue à la qualification des infrastructures et les établissement scolaire ; à cet effet la commune veille à l’établissement de contact avec les investisseurs en les impliquant dans la gestion des affaires locales et l’élargissement de la base de participation afin que les acteurs locaux puissent accompagner les changement qui touche la gestion de la chose public ; ce qui a eu des résultats positif à des niveaux distincts, comme par exemple, les donations faite à la commune : une voiture utilitaire, une ambulance, un camion pour la collecte des déchets ménagers et tant bien d’autres avantages qui ont été le fruit d’une bonne gouvernance.

Lits et méandres des oueds qui traversent les terres relevant du territoire d’Al Ouidane sont riches en sables et en gravette exploités par diverses sociétés qui font dans la construction et le bâtiment ; la carrière El Fid à la frontière est de la commune limitrophe de la commune Ouled hassoune reste la mieux exploitée dans la région, puis vient la carrière Oued zat jouxtant Douar Ouléd el karn dont la capacité de production atteint 10 milles m3 selon la société détenant l’autorisation d’exploitation Sud Gravette et qui emploie plus de quinze personnes de manière directe. Il est à signaler que la société dispose d’une concasseuse et d’une implantation pour extraction de sable.

Les carrières de Oued Ammi nzat et oued lahjar disposent, quant à eux, d’une concasseuse et d’une implantation d’extraction de sable, leur capacité de production atteint désormais 20 milles m3, selon les données fournies par la société concessionnaire Tracta. Les recettes de ces deux carrières sont réparties à égalité avec la commune Ouled hassoune, du fait que les deux carrières jouxtent la partie frontalière de l’est. Chacune des deux carrières emploie de façon directe plus de dix personnes, sans oublier les sites d’extraction de gravette que la commune Al Ouidane partage avec d’autres localités.

La plupart de ces carrières se concentrent à la frontières est et nord de la commune, et sont en fonction depuis le début de 2005. Pour s’assurer du respect des clauses mentionnées dans les contrats de concession, la commune agit en vertu de l’article 50 de la charte communale, qui régit l’exploitation des carrières, et préconise des mesures écologiques draconiennes et un développement durable contre toute exploitation abusive des ressources naturelles. La preuve est que le conseil communal a écrit maintes fois aux autorités de tutelle pour qu’elles dépêchent une commission provinciale afin de délibérer des abstentions de la commune relatives au renouvellement de certaines autorisations d’exploitation.

Le territoire relevant de la commune Al Ouidane connait un flux d’activités diverses, toutefois, le conseil communal parie sur un développement durable dans ses dimensions économiques, sociales et environnementales, dans la mesure où les potentialités de la région réside dans ses spécificités naturelle, à savoir sa beauté naturelle, ses oasis et son patrimoine arboricole ainsi que sa pureté de l’air ; or La ruée des investisseurs vers la région peut donc avoir des conséquences néfastes sur son écosystème.

Les menaces qui pèsent sur la nature dans la région ne sont pas loin de se faire ressentir et si on exclut le facteur naturel, les activités humaines y sont pour beaucoup, essentiellement au niveau du cumul des ordures ménagères, de la dégradation des oasis et le pillage des ses palmiers, de l’arrachement intensif des oliviers dans différents endroits et de la surexploitation des eaux souterraines que des études ont mis en garde contre son éventuelle pénurie et sa pollution par les eaux usées non traitées.

Or la population ne peut plus supporter l’ampleur de ces dégâts. Partant de cela, la problématique de la dégradation de l’environnement a été inscrite à l’ordre du jour des ateliers qui ont été organisé par la commune pour contenir ce fléau, en particulier avec les associations locales de la société civile. Ces dernières ont tiré la sonnette d’alarme à propos de l’avancée disproportionnée du béton sur la commune et qui dépasse de loin les capacités de l’infrastructure en place. La situation est d’autant plus sérieuse que chaque autorisation délivrée pour des fins immobilières constitue une menace de plus pour l’écosystème dans la région.

La problématique a été également abordée lors de la session ordinaire de juillet 2010 au niveau de l’organe délibérant du conseil communal, suite à l’intervention du président qui a soulevé les questions d’actualité relatives aux recommandations de la charte nationale de l’environnement ; l’état d’avancement du plan communal de développement durable et les perspectives de la commune au niveau de la gestion des ordures ménagères.

La problématique de l’environnement se pose donc avec insistance chez la population d’Al Ouidane. Cette dernière s’attend à ce que le conseil communal mette en place, dans les plus brefs délais, un régime pour la collecte des déchets ménagère, sachant que la commune a eu déjà sa propre conception pour le volet de ramassage et est entrain de chercher un partenariat en ce sens ; elle a déjà soumis un requête pour cela au ministère de tutelle et reste optimiste quant à une coopération avec les autorités provinciales pour en finir avec le problème des déchets ménagers.

La commune Al Ouidane manque de grandes unités industrielles, exception faite à l’usine « Star Plastic » spécialisé dans les ustensiles en plastic, au coté de quelques conserveries d’olive et des huileries. Ces dernières connaissent un essor d’activité remarquable, étant donné que la région est connue déjà pour sa culture oléicole. La commune abrite trois importantes huileries :
        - Huilerie datant d’avant 1992, sa période d’activité oscille entre 2 et 3 mois et peut créer au minimum 2200 jours de travail.
        - Huilerie datant d’avant 1992, sa période d’activité oscille entre 2 et 3 mois et peut créer au minimum 1600 jours de travail.
        - Huilerie créée en 1995.

La priorité des priorités de la commune depuis sa création étaient toujours la qualification de son espace socioculturel de façon considérable. pour ce faire, elle s’est attaquée d’abord à l’électrification des ménages afin de se rattraper avec d’autres programme de développement susceptible de faire de cette localité une terre d’accueil pour les investissements internes et externes. La priorité a été, donc donnée à l’élargissement du réseau électrique pour atteindre une couverture de 100% et qui ne dépassait pas les 60% en 2004.

Ainsi la commune a fait jusqu’ici des progrès importants pour relier toute la population locale au réseau électrique, elle a pu relever ce défi soit par intervention directe auprès des autorités concernées, où en comptant entièrement sur les montants alloué à ce projet, depuis le début de l’opération jusqu’à nos jours. Ce qui a contribué à l’alimentation de tous les Douars en électricité, sauf Douar Talborjt qui est maintenant inscrit dans le cadre de l’accord PERG3; car les procédures de la mise en œuvre relatives à l’installation du réseau sont au point mort, en raison de problèmes liés au statut foncier du douar, d’où l éventuel transfert de sa population.

La commune est entrain désormais d’examiner en collaboration avec l’ONE les voies possibles pour entamer les procédures d’élargissement de ce qui reste du réseau électrique après affectation du budget alloué à cette opération.

D’autre part, les habitation qui n’ont pas bénéficié ni du programme du réseau électrique PNER, ni celui de PERG, seront les premiers bénéficiaire de l’opération d’élargissement citée ci-dessus .

La commune d’Al Ouidane a déployé des efforts considérables pour doter la localité d’une infrastructure d’éclairage public soutenue. Elle puise dans l’expérience accumulée en ce domaine par les communes de Chouiter et El Mohammadia. Cela va de soi que le progrès qu’a connu Al Ouidane en ce sens reflète de façon irréfutable l’amélioration des prestations de la commune au niveau des services de base.

Toutes fois le travail qu’a effectué la commune dans le domaine de l’éclairage public laisse beaucoup à désirer à cause de la qualité peu satisfaisante des équipements fournis dans le cadre du projet national de l’électrification du monde rural et qui- de l’avis de techniciens d’électricité- ne sont pas en mesure de supporter la pression que peut avoir l’élargissement du réseau sur les installations, comme en témoigne les coupures et les panne d’électricité sont récurrentes dans plusieurs Douars de la commune.

Pendant de longues années, L’eau potable restait une denrée rare dans la région à l’exception de quelques puits ménagers ou ceux utilisés pour l’irrigation, la crise se sera accentuée après la vague de sécheresse qu’a connue le Maroc pendant les années 80. La commune Ouled Hassoune (commune mère) était à cette époque incapable de répondre au besoin de sa population en eau potable et ce dû au manque des moyens et à l’absence de programme de la part de l’état et la société civile. La population n’avait alors pas de choix que de partir ailleurs rechercher des puits pour en ramener de l’eau, sans pour autant se soucier des conditions hygiéniques.

Or depuis la création de la commune Al Ouidane, beaucoup d’efforts se sont déployés au cours des deux dernières décennies à fin de développer le réseau d’adduction d’eau potable ; soit par l’utilisation de l’excédent du budget pour assister les associations, ou dans le cadre des programmes que la commune a mis en place en association avec des organes nationaux ou internationaux. Ces initiatives se sont articulées sur trois programmes :
     - Programme national pour l’alimentation du monde rurale en eau potable.
     - Programme de lutte contre les effets de la sécheresse.
    - Programme horizontal de l’initiative national pour le développement humain (INDH).

Ces programmes ont abouti jusqu’en 2003 à un taux d’accès d’eau potable de 80%, depuis, le travail se faisait de l’arrache pied pendant le dernier mandat et celui en cours, ce qui débouché sur le forage de 64 puits avec équipements de pompage.

Le projet d’Elfid dont le coût avoisine les 3UDhs (2.957.969.90dhs) et qui a profité à la population de plusieurs Douars reste un exploit sans pair dans la région. Cet ouvrage ne serait pas le dernier, car la commune planche sur l’élaboration d’un projet pareil à la partie nord-ouest de son territoire.

Chaque Douars dispose d’un point d’eau équipé d’installation de pompage et géré par l’un des associations en place, à cet égard on peut compter presque 47 associations qui veillent au suivi et à la gestion des installations des puits, alors que la commune ne lésine pas sur les moyens pour mettre à leur disposition – dans la mesure du possible – toute l’assistance matérielle et financière pour ce faire, ce qui abouti à l’équipement de 98% des foyers en eau potable.

Le conseil a également approuvé dernièrement son adhésion au groupement de communes qui se constitue de cinq communes rurales, en plus des communes urbaines de Marrakech et de la Kasbah, et ce pour pouvoir déléguer la gestion de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement. La commune Al Ouidane ne peut que bénir cette initiative qui aurait des résultats positifs, compte tenu du fait que des zones s’attendent encore à ce qu’elles soient raccordées au réseau d’eau potable.

La commune veille à l’entretien des puits, seul ressources d’eau potable dans la région ; ce qui lui coûte des sommes d’argent qu’elle se chargeait elle-même de régler, car les associations en place ne s’occupait pas au début de la gestion des services afférent à l’eau potable. Son intervention est toujours palpable au niveau de fonctionnement du matériel, de l’achat de pièces de rechange et également dans les opérations d’approfondissement des puits en période de sécheresse.

Ces travaux ont coûté à la commune des sommes colossales, elle a dépensé par exemple une somme d’un montant de 603.600.00, rien que pour l’approfondissement de 35 point d’eau en 2008.

Côté hygiène, la commune veille toujours à la santé des citoyens et à la garantie d’une qualité d’eau potable sans faille, à ce titre le conseil communal à entrepris des partenariats en ce sens avec la délégation du ministère de la santé au sein de la préfecture de Sidi Youssef ben Ali. Objectif : lutter contre les maladies que peuvent causer les eaux non traitées, ainsi que le lancement de campagnes de sensibilisation pour apprendre aux populations locales les méthodes d’entretien des équipements et l’assainissement de l’eau potable tout en les mettant en garde des maladies que peuvent transmettre les eaux non traitées.

La proximité de la commune à une zone urbaine, puis les rapports multidimensionnels qu’elle entretient avec les parties riveraines ont tous étaient le fruit d’un réseau routier raccordant cette localité au reste de la province. En effet la région est connue pour son réseau de routes tertiaires et provinciales diverse, il en va de même pour les douars, car la commune a déployé des efforts considérables pour doter ces derniers de pistes les raccordant aux routes goudronnées, ceux qui mènent à Marrakech en particulier, en raison des liens organiques qu’elle entretient avec la ville ocre au niveau économique et humain.

Outre sa proximité à une zone urbaine, l’importance de la situation stratégique de la commune tient au fait qu’elle se situe entre deux axes routiers principaux qui dataient de l’avant indépendance, à savoir les nationales 8 et 9 qui connaissent un trafic exceptionnel.

La nationale 9 passe par les frontières sud-ouest de la commune et s’étend sur une distance de 16.5 km ; depuis Oued taroumit au point kilométrique 266.540. à la partie ouest de cet axe, il ya Douar Ouled Lkarn Lrharbia qui aura relevé, après le nouveau découpage administratif, du territoire de l’arrondissement Annakhil, puis au sud –est on trouve Douar Tikoutar, relevant du territoire de la commune Aït Fasca au pk 264.04.

La nationale 8 quant à elle, s’étend sur un trajet de 8km ; de Douar Oued Troumit prés du lotissement Zahrat Annakhil au pk 258.400 jusqu’au Oued lahjar au pk 266.400. Les deux axes jouent un rôle essentiel au niveau du trafic en général. Elles sont classées parmi les meilleures routes en terme de qualité et atteignent respectivement 7 et 8 mètres en largeur.

Au niveau provincial, la route régionale n° 2019 reliant la 9 et la 8 s’étend sur une distance de 5 km ; à partir de la région est du territoire de la commune. Cette route fut construite entre 2001 et 2002, mais reste de qualité médiocre et ce à la grande déception de la population pour qui cet axe était le seul espoir pour atténuer la pression sur la tranche restante de la 9 en direction de Marrakech.

De sa part, la route tertiaire n°6004 s’étend sur une longueur de 5km à partir du croisement des deux nationales en direction d’ Akkari au nord, où se situent les principaux sites touristique. Elle est généralement de qualité moyenne. La longueur des routes provinciales atteint en somme 7 km, la plus utilisée est la 210 qui mène à Sidi Rahal, elle traverse la commune en parallèle avec la 8 et atténue ainsi la pression exercée sur celle-ci.

Bon nombre de Douras et de projets touristiques s’étend sur la tranche de la nationale 9 qui passe par le territoire de la commune. C’est autant dire que le réseau des routes goudronnées passant par, ou faisant partie du territoire de la commune Al Ouidane joue un rôle déterminant dans son ouverture sur son entourage géographique et également dans l’épanouissement de l’économie locale.

Pendant plusieurs années, les pistes communales restaient dans un état délabré, en dépit de l’emplacement de la commune dans une région à relief plat. Les pistes reliant les Douars restaient difficiles d’accès surtout en période de pluies, ce qui a emmené le conseil à élaborer au cours des dernières années tout un programme dédié à l’amélioration de l’état des pistes en place. En effet, la commune a pu aménager, lors des derniers mandats, un grand nombre de pistes, soit en agissant dans le cadre de la promotion nationale, soit en mettant en exécution les recommandations du programme Z7 cité sus-dessus ou encore en recourant aux excédents des budgets de la commune, comme ce fut le cas lors de l’exercice de l’année 2006 où un montant de 1.584.966.36dhs a été alloué à l’aménagement de cinq pistes, sans oublier les aménagements qui ont été réalisés en partenariat avec des acteurs économiques.

Qui dit réseau routier, dit encore transport, là aussi on peut dire que les moyens de transport sont décevants, particulièrement pour les deux nationales sus-citées. Cela est expliqué par le nombre des bus qui ne sont pas en quantité suffisante, ce qui cause une irrégularité de leurs dessertes et du retard pour les navetteurs (main d’œuvre – étudiants) qui prêtent le même trajet chaque jour pour se rendre à la ville.

Avec la hausse de la demande pour les services de la société ALSA et le transport scolaire en tête, le directeur de la société a été convié d’assister à la session ordinaire du mois d’avril 2006, et le conseil n’a pas mâché ses mot quant aux problèmes liés au transport. Il a fait des propositions claires et réalistes et a examiné avec le directeur la possibilité de créer des lignes de plus qui peuvent desservir la région au niveau des routes goudronnées. Malheureusement rien de cela n’a été fait.

Faute de moyens de transport assez suffisants, les cyclomoteurs restent les seuls moyens de transport alternatif en place, or ces engins portent entrave à la circulation, ce qui reste souvent la cause principale d’accidents mortels qui ont coûté la vie à plusieurs motoristes ; particulièrement pendant les heures de pointes. L’absence de panneaux de signalisation a, lui aussi, sa part de responsabilité aux accidents de la route.

Le transport sur les routes internes reste encore plus aléatoire voire inexistant, le problème a été soulevé par le conseil lors des ateliers organisé par la commune, et tout le monde était unanime sur la nécessité d’accorder à la commune des autorisations de transport afin de lutter contre l’abondance scolaire et d’approcher la population au centre de soins, sachant que le sujet a été à l’ordre du jour lors des dernières sessions du conseil communal depuis la session ordinaire d’octobre 2005.

La circonscription sanitaire à Al Ouidane dispose d’un centre hospitalier, quatre pharmacies et trois dispensaires dont l’effectif du personnel reste pourtant faible : quatre médecins et cinq infirmiers.

Le centre hospitalier communal se situe à Chouiter tout prés de la commune qui jouxte la nationale 9. Crée avant 2000, le centre est constitué de deux salles de consultation et un bureau de médecin. Malgré son jeune âge, les normes de qualité du centre laissent beaucoup à désirer, car au vue du lot de terrain offert par la commune, le dispensaire aurait pu être beaucoup plus spacieux qu’il l’est en réalité. L’exiguïté des lieux pose un problème de surpeuplement en matinée, faute de salle d’attente. Le centre dispose également de deux logements de fonction qui sont ravitaillés en eau par le château en place, il était dernièrement équipé, dans le cadre du programme horizontal de l’INDH, d’un scanner, grâce auquel les habitants des Douars aux abords de la commune ont été épargnés de faire le déplacement vers des centres lointains.

En plus du centre hospitalier , La commune dispose de trois dispensaire qui sont : le dispensaire d’Alaâdem, construit dans les années 70 . Avant, les gens étaient forcer d’aller se faire soigner à celui sis Dar beqqa à la commune Ouled Hassoun , c’est l’un des plus fréquentés et des plus anciens de tous les dispensaires de la région ; il est aussi réputé pour la qualité de ses services, puis vint le dispensaire Al Bakkara au centre et qui a débuté ses activités en 2008 ; mais, d’après la population, ce centre souffre encore d’un sous-effectifs de ses cadres et d’une absence récurrente du seul infirmier dans le dispensaire, ainsi que d’un manque de médicament et des soin de premiers secours

Toute fois, la disposition de la commune d’une ambulance a heureusement permis le transport des cas urgents jusqu’en ville, elle est mise à la disposition de la population gratuitement pendant toute la semaine et ce pour garantir l’accès à tous aux services médicaux, mais également pour que l’accouchement des femmes enceintes se fasse dans les meilleures conditions. La commune a aussi à son actif quelques initiatives qui renforcent son rôle en tant que partenaire indéniable au secteur de la santé, parmi ces initiatives on trouve l’organisation de journées de santés et de fêtes de circoncision collective pour ne citer que celles-ci...

Le plan communal reste une « aubaine » pour diminuer le déficit qu’accuse le secteur socio-culturels ; on entend par là la formation et la qualification d’une part, et la culture et le sport de l’autre part. car ces deux volets constituent l’ossature du soutien que l’on peut apporter au citoyen afin qu’il puisse améliorer ces conditions de vie, à cet titre, force est de dire que la commune Al Ouidane ne lésine pas sur les moyens pour contribuer, dans la mesure du possible, à l’entretien des centres de formation, à la qualification professionnelle et à la création de maisons de jeunes et des bibliothèques , mais aussi à l’équipement des terrains de sport et piscines...

La commune a misé au cours de ses derniers mandats sur la mise en œuvre des dispositions de l’article 41 relatif à la charte communale comme premier pas dans sa démarche pour l’édification d’un espace socioculturel pour tous les âges, d’autant plus que le volet « culture et sport » souffre d’un déficit ayant trait à ce qui a été cité sus-dessus, et particulièrement à la problématique du domaine public communal. à noter que La commune abrite une association féminine ; il s’agit du seul centre qui a été bâti par la délégation de la promotion nationale, grâce à un lot de terrain dont la superficie atteint 600m2 et qu’un bienfaiteur en a fait don à la commune. Cette dernière veille à ce qu’il soit un levier de développement pour la femme en milieu rural, à l’instar d’autres associations sises aux abords de la wilaya de Marrakech et dont le nombre ne cesse de s’accroitre.

La commune a voulu faire de cette association, outre un centre d’apprentissage artisanal, un carrefour accueillant les acteurs associatifs de toute la région afin de mettre en place un programme d’activités parallèles qui accompagne les évolutions liées à la situation de la femme, et qui prend en considération les changements économiques, sociaux et juridiques imputables au statut de la femme.

Pour ce qui est du sport, la commune a constitué en 2009 l’association sportive Al Ouidane qui avait pour mission de promouvoir le secteur sportif par l’instauration d’un dispositif d’évaluation. Cette initiative est le fruit d’un travail impliquant tous les constituants du secteur sportif, sous le patronage de la commission pour le développement humain et en collaboration avec le conseil communal. à noter ici que l’atelier tenu en 2009 sous le nom de : « rôle de l’action associative locale dans le développement humain » a beaucoup contribue à l’élaboration des lignes directives de cette initiative.

L’existence massive d’organisations associatives prouve que la région recèle des compétences sportives prometteuses. Il parait que la mobilisation des jeunes est à son comble, au vu des performances sportives réalisées ces dernières années tant au niveau local, régional que national, voire international, la preuve c’est qu’un jeune athlète, natif de la région est parti vers l’un des pays du golf pour participer à un marathon. Nous planchons en ces jours sur les préparatifs d’un atelier pour débattre de la question du dénichage de talents.

La course à pied est le sport le plus pratiqué, la commune en a déjà remporté quelques victoires au niveau régional et provincial, sous l’étiquette de la province de Sidi Youssef Ben Ali. Le foot n’est pas en reste ; des compétitions sont organisées à l’occasion des fêtes nationaux, puis il ya le championnat des Douars qui regroupe 18 équipe et dont la notoriété ne cesse de s’accroitre. L’intérêt porté au foot s’est couronné par la création d’une équipe qui joue dans la ligue du sud.

Toutefois, beaucoup de talents ont du mal à se manifester, faute de moyens et en l’absence d’infrastructure, puisque la plupart des terrains de foot sont en faite des parcelles relavant du domaine privé dont les propriétaires peuvent réclamer à tout moment. L’état des infrastructures ne permet donc pas aux acteurs locaux d’atteindre les résultats escomptés. La commune a construit un terrain de foot d’un montant de 250 millions de centimes pour répondre aux besoins impératifs des équipes locales. Ce projet se veut également un catalyseur pour d’autres disciplines sportives et aussi une pépinière pour les talents prometteurs dans la région.