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    La Commune Rurale AL OUIDANE

    Commune Rurale Cherche Le Mieux

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L’agriculture

L’agriculture demeure l’activité principale de la région ; plusieurs facteurs y sont pour beaucoup, à savoir le climat, le sol, les ressources hydriques, la main d’ouvre, pour ne citer que cela.

La région de Bin Al Ouidane est caractérisée par un sol facile à travailler, connu sous le nom de « Arkouane » le sol de la région est réputé pour son adaptation à l’agriculture irriguée qui constitue l’essentiel de cette activité faute d’une pluviométrie suffisante d’une part, et grâce à la banalisation des techniques de culture d’autre part. Il est formé de fibres sableux et argileux qui favorise une bonne perméabilité et une réaction positive aux fertilisants (fumier et engrais).

Les aléas climatiques de la région sont les principales causes de recours massive à l’agriculture irriguée au dépends de l’agriculture pluviale, ce qui a conduit à une pression sur les ressources hydriques dans la commune, dû à l’adoption de techniques d’irrigation moderne pour faire face à la sécheresse qui a frappé le Maroc au début des années 80.

La région a connu depuis des lustres des méthodes rationnelles de gestion des eaux, surtout chez les grandes familles régnantes dont les terres jouxtaient la ville de Marrakech. La technique la plus utilisée alors est la khettara; une méthode qui consiste à aligner des puits reliés entre eux par une galerie drainante pour s’alimenter en eau, ce qui a permis la sédentarisation des populations et faisait de la région une place attrayante pour d’autres tribus comme celles de R’hamna.

La superficie des terres agricoles dans le territoire relavant de la commune Bin Al Ouidane atteignent les 7334 ha, ce qui représente 75.84% de la superficie globale et qui est de 12.000ha. Ce taux est d’autant plus important que l’ensemble des terres agricoles au Maroc ne dépasse pas 25%.

Pour ce qui est de la propriété terrienne, les propriétés privée tient le haut du pavé avec un pourcentage de 94%, viennent ensuite les terres habous avec 3%, les terres relevant du domaine public 2% et enfin les terres collectives (Joumoue) 1%.

Les exploitations agricoles sont réparties selon la superficie comme suit :
. Exploitations de moins de 5 ha atteignent une superficie globale de 1531ha
. Exploitations de 5 à 10 ha : 1453 ha
. Exploitation de 10 ha et plus : 4350 ha Il ya deux types de terre agricole à Bin Al Ouidane, et chacun se différencie de l’autre selon l’activité effectuée :
les terres non irriguées et qui dépendent entièrement des eaux pluviales, atteignent les 1355 ha et leur exploitation demeure faible comparée aux terres irriguées qui sont estimées à 5979 ha, alors qu’elles ne dépassaient pas en 2001 les 5500 d’après les bilans du plan d’aménagement ; ce qui mettent en évidence la dépendance de la région des eaux souterraines. La culture des serres occupe quant à elle une superficie de 82 ha.les pompes à moteurs électriques ou diesels ont également aidés les agriculteurs à drainer des quantités assez suffisantes pour le maintien de leurs activités à un niveau viable, et ce malgré la hausse des coûts de production.

Le produit agricole se caractérise par sa diversité, avec toutefois un net recul des céréales face aux fruits et légumes, aliments de bétail et arbres fruitiers. La région est réputée pour la bonne qualité de certains agrumes et cépages et est aussi parmi les rares régions qui cultivent le gombo. Aussi est il à signaler que la localité dispose d’un patrimoine arboricole considérable qui compte 7500 palmiers étalé sur une superficie de 250 ha au nord, ce qui représente 3% du territoire de la commune. Leur nombre diminue en allant vers le sud, puis deviennent presque inexistants au sud, alors que les oliviers et l’eucalyptus connaissent une expansion dans le sens opposée à celui des palmiers.